lundi 2 septembre 2013

Louis XIV - Dragonnades - Les Hughenots - Nos ancêtres protestants en France suite 3


Châteauneuf

 

Le 8 octobre, le conseil du roi, appelé à décider du moyen qu'il fallait employer pour séparer les huguenots de leurs pasteurs, l'emprisonnement ou le bannissement des ministres, s'était prononcé pour cette dernière mesure. Châteauneuf avait obtenu cette décision en faisant valoir cette considération économique que la nourriture de tant de prisonniers serait une lourde charge pour le roi, tandis que bannir les ministres et confisquer leurs biens en même temps, ce serait assurer au roi un double profit. On ne voulut même pas que les ministres, ayant reçu permission de sortir avant l'édit de révocation, et non encore sortis, pussent vendre leurs biens.

Ainsi le 30 octobre 1685, Colbert de Croissy écrit à; l'intendant du Dauphiné : « Sa Majesté, ayant ci-devant donné des permissions à des ministres de la religion prétendue réformée de passer dans les pays étrangers avec leurs femmes et enfants et de vendre le bien qu'ils avaient en France, elle m'ordonne de vous faire savoir, qu'en cas que ces permissions ne soient point exécutées et que les dits ministres n'aient pas encore vendu leurs biens, l'intention de Sa Majesté et qu'elles demeurent révoquées, et que l'on suive à l'égard des dits ministres l'édit de Sa Majesté de ce mois.»

Chancellier le Tellier

 

Louvois, en envoyant au chancelier le Tellier le projet de l'édit révocatoire auquel avaient été ajoutés quelques articles additionnels, entre autres celui relatif aux ministres, le priait de donner au plus tôt son avis sur ces articles en lui disant : « Sa Majesté a donné ordre que cette déclaration fût expédiée incessamment et envoyée partout, Sa Majesté ayant jugé qu'en l'état présent des choses, c'était un bien de bannir au plus tôt les ministres. »

L'édit révocatoire fut expédié promptement suivant les désirs de Louvois; il fut publié le 18 octobre 1685, et l'on tint la main à la stricte exécution de la clause obligeant les ministres à quitter la France dans un délai de quinze jours, les obligeant à choisir, dans ce court délai, entre l'exil, les galères ou l'abjuration; s'ils se prononçaient pour l'exil, il leur fallait partir, seuls et dénués de tout, laissant dans la patrie dont on les chassait, leurs biens, leurs parents et ceux de leurs enfants qui avaient atteint ou dépassé l'âge de sept ans; quelques intendants, allant plus loin encore que cette loi barbare, retinrent la famille entière de quelques pasteurs, jusqu'à des enfants à la mamelle, le ministre Bely, par exemple, dut partir seul pour la Hollande, laissant en France sa femme et ses enfants. Mais partout on appliqua strictement la loi, on ne permit pas au ministre Guitou, fort âgé, d'emmener avec lui une vieille servante pour le gouverner et subvenir à ses besoins, et Sacqueville au risque de le faire périr, dut emmener son enfant, sans la nourrice qui l'allaitait, celle-ci n'étant pas mentionnée dans le brevet.


Des vieillards chargés d'infirmités, moururent en route sur ce vaisseau qui les emportait, par exemple : Faget de Sauveterre, Taunai, Isaïe d'Aubus; d'autres, comme Lucas Jausse, Abraham Gilbert, succombèrent aux fatigues du voyage et moururent en arrivant à l'étranger.

Dans quelque état de santé que l'on fût, ne fallait-il point partir pour la terre d'exil dans les quinze jours, aucune excuse n'étant admise pour celui qui avait dépassé le délai fatal. Quelques ministres du Poitou, de la Guyenne et du Languedoc, que les dragonnades avaient contraints de se réfugier à Paris, reçoivent des passeports de la Reynie, sauf trois pasteurs du haut Languedoc que l'on renvoie dans leur province pour y prendre leurs passeports, Après les avoir amusés quelques jours. Ils n'arrivent à Montpellier qu'après l'expiration des quinze jours fixés par l'édit de révocation.

 

Bâville les emprisonne et menace de les envoyer aux galères, mais, après quelques jours, ils sont conduits à la frontière. Latané fut moins heureux, il avait fourni le certificat exigé des ministres, constatant qu'ils n'emportaient rien de ce qui appartenait aux consistoires, mais ce certificat fut refusé comme irrégulier parce que les signataires avaient pris le titre d'anciens membres du consistoire. Quand Latané eut fourni tardivement un autre certificat, on le retint en prison au château Trompette où on le laissait souffrir du froid en le privant de feu. En vain, réclama-t-il; le marquis de Boufflers, intendant de la province, consulté, répondit : « Il serait plus du bien du service de le laisser en prison, que de le faire passer en pays étranger, vu qu'il est fort considéré et qu'il a beaucoup d'esprit.»

En regard de cette singulière raison de garder un ministre en prison, en violation de la loi, parce qu'il a beaucoup d'esprit, il est curieux de mettre la réponse faite par Louvois, à la demande de ne pas user de la permission de sortir faite pour deux vieux ministres, presque tombés en enfance. « Si les deux anciens ministres de Metz, sont, imbéciles et hors d'état de pouvoir parler de religion, le roi pourrait peut-être permettre qu'on les laissât mourir dans la ville de Metz, mais, pour peu qu'ils aient l'usage de la raison, Sa Majesté désire qu'on les oblige de sortir. »


Les ministres qui, au moment de la publication de l'édit de révocation, se trouvaient emprisonnés pour quelque contravention aux édits, devaient être mis en liberté comme le furent Antoine Basnage et beaucoup de ses collègues, afin de pouvoir sortir du royaume dans le délai fixé. Cependant les ministres Quinquiry et Lonsquier ne furent relâchés qu'en janvier 1686, et trois pasteurs d'Orange enfermés à Pierre Encise, n'en sortirent qu'en 1697.

Quelques ministres ne peuvent se résigner à quitter la France et tentent de continuer l'exercice de leur ministère, entre autres Jean Lefèvre, David Martin, Givey et Bélicourt, mais la terreur générale était telle à ce moment qu'on refusait de les écouter et de leur donner asile, en sorte que, traqués de tous côtés, ils durent se résigner à passer à l'étranger.


Bélicourt, pour franchir la frontière, dut se cacher dans un tonneau; quant au proposant Fulcran Rey, il tomba dans les mains de Bâville qui l'envoya au supplice.


Quelques années plus tard un certain nombre de ministres reviennent en France, bravant tous les périls, entre autres Givry et de Malzac qu'on arrête et qu'on enterre vivants dans les sombres cachots de l'île Sainte-Marguerite ; Malzac y meurt après trente-trois ans de captivité, plusieurs autres pasteurs y deviennent fous.

Qui ne serait révolté de voir Bossuet, dans l'oraison funèbre de le Tellier, déclarer mensongèrement que les huguenots ont vu, « leurs faux pasteurs les abandonner sans même en attendre l'ordre, trop heureux d'avoir à alléguer leur bannissement comme excuse. »


L'édit de révocation, en chassant les pasteurs du royaume, alors qu'il était, sous peine des galères, interdit à tous les autres huguenots de franchir la frontière, prévenait, suivant les désirs de Louvois, toute cabale entre les ministres et leurs fidèles. En même temps, en interdisant tout culte, public de la religion réformée, cet édit ôtait aux huguenots tout espoir de voir le roi revenir plus tard, sur ce qu'il avait fait jusqu'alors contre eux.

Cependant, chose surprenante, la publication de cet édit sembla un instant compromettre le succès de la campagne de la conversion générale, que les dragons n'avaient pas encore partout terminée. Voici pourquoi : les intendants et les soldats avaient obligé les huguenots à se convertir en leur déclarant que le roi ne voulait plus souffrir dans son royaume que des catholiques, et leurs déclarations recevaient un éclatant démenti, par le dernier article de l'édit de révocation ainsi conçu.


« Pourront au surplus, lesdits de la religion prétendue réformée, en attendant qu'il plaise à Dieu les éclairer comme les autres, demeurer dans les villes et lieux de notre royaume, pays et terres de notre obéissance, et y continuer leur commerce et jouir de leurs biens, sans pouvoir être troublés ni ,empêchés sous prétexte de ladite religion prétendue réformée, à condition, comme dit, est, de ne point faire d'exercice, ni de s'assembler, sous prétexte de prière ou du culte de la dite religion, de quelque nature qu'il soit sous les peines ci-dessus de corps et de biens. »


Bâville écrit à Louvois : « Cet édit, auquel les nouveaux convertis ne s'attendaient pas, et surtout la clause qui défend d'inquiéter les religionnaires, les a mis dans un mouvement qui ne peut être apaisé de quelques temps. Ils s'étaient convertis pour la plupart, dans l'opinion que le roi ne voulait plus qu'une religion dans son royaume. »


Foucault, l'intendant du Poitou, écrit à son père, que cette clause de l'édit fait un grand désordre et arrête les conversions, et il propose à Louvois de traiter comme des perturbateurs publics, les religionnaires qui opposeront aux dragons convertisseurs cette maudite clause. Boufflers demande au ministre qu'on use de telles rigueurs envers ceux qui auront une pareille insolence, que Louvois se voit obligé de lui faire observer qu'il faut éviter de donner aux religionnaires lieu de croire qu'on veut rétablir en France une inquisition.


De Noailles rédige un mémoire pour établir que la tolérance va tout perdre, et il montre à Louvois en face de quel dilemme se trouvent placés, ceux qui veulent comme lui, achever l'œuvre des conversions par logements militaires. « Il est certain, dit-il, que la dernière clause de l'édit, qui défend d'inquiéter les gens de la religion prétendue réformée, va faire un grand désordre, en arrêtant les conversions, ou en obligeant le roi à manquer à la parole qu'il vient de donner par l'édit le plus solennel qu'il put faire. »

Louvois qui ne veut pas que les conversions s'arrêtent, n'éprouve aucun scrupule à ne tenir aucun compte de la parole du roi, il écrit à Noailles, de punir sévèrement les religionnaires qui ont eu l'insolence de signifier aux consuls d'avoir à loger les soldats ailleurs que chez eux, attendu la clause de l'édit qui permet de rester calviniste.



Non seulement il continue à faire dragonner les provinces du Midi, mais encore il envoie les troupes faire la même besogne de conversion violente dont les provinces du Nord et de l'Ouest, que les soldats n'avaient pas encore parcourues. Il écrit à Noailles : « Je ne doute point que quelques logements un peu forts (Noailles en fit de cent hommes), chez le peu qui reste de la noblesse et du tiers-état des religionnaires ne les détrompe de l'erreur où ils sont sur l'édit que M. de Châteauneuf nous a dressé, et Sa Majesté désire que vous vous expliquiez fort durement, contre ceux qui voudraient être les derniers à professer une religion qui lui déplaît. »

Au duc de Chaulnes et à l'intendant Bossuet, il enjoint de faire vivre les soldats grassement chez leurs hôtes.


À M. de Beaupré, il écrit, au sujet des religionnaires de Dieppe : « comme ces gens-là sont les seuls dans tout le royaume qui se sont distingués à ne se vouloir pas soumettre à ce que le roi désire d'eux, vous ne devez garder à leur égard aucune des mesures qui vous ont été prescrites, et vous ne sauriez rendre trop rude et trop onéreuse la subsistance des troupes chez eux », et il lui enjoint de faire venir beaucoup de cavalerie, de la faire vivre fort licencieusement chez les religionnaires opiniâtres et de permettre aux cavaliers le désordre nécessaire pour tirer ces gens-là de l'état où ils sont. À Foucault, il dit : « Sa Majesté désire que l'on essaie par tous les moyens de leur persuader (aux huguenots) qu'ils ne doivent attendre aucun repos ni douceur chez eux, tant qu'ils demeureront dans une religion qui déplaît à sa Majesté, et on doit leur faire entendre que ceux qui voudront avoir la sotte gloire d'y demeurer les derniers, pourront encore recevoir des traitements plus fâcheux, s'ils s'obstinent à y rester. » Il lui enjoint enfin de laisser les dragons faire le plus de désordre possible chez les gentilshommes du Poitou et de les y faire demeurer jusqu'à ce que leurs hôtes soient convertis.


Il écrit à de Ris qu'il n'y a pas de meilleur moyen de persuader les huguenots, que le roi ne veut plus souffrir que des catholiques dans son royaume, que de bien maltraiter les religionnaires de Barbezieux.

 

 Au marquis de Vérac, enfin, il dit : « Sa Majesté veut qu'on fasse sentir les dernières rigueurs à ceux qui ne voudront pas, se faire de sa religion et ceux qui auront la sotte gloire de vouloir demeurer les derniers, doivent être poussés jusqu'à la dernière extrémité. »,
On mettait le pays en coupe réglée pour convertir les huguenots jusqu'au dernier, sans oublier le plus petit hameau du royaume. Louvois enjoint à Boufflers de réserver de petits détachements à Tessé; pour aller achever d'éplucher les religionnaires des villes et villages des généralités de Bordeaux et de Montauban. L'intendant de Normandie écrit aux échevins de Rouen d'aller de maison en maison, pour faire une recherche exacte et nouvelle des huguenots, et il les engage à promettre trente sous à qui découvrira un huguenot caché, il y a, ajoute-t-il, bien des petites gens qui en découvriront.


De Noailles écrit aux consuls de son gouvernement


« Je vous envoie un état de la viguerie du Vigan, pour que vous en visitiez jusqu'au plus petit hameau, et que vous obligiez, autant qu'il vous sera possible, ce qui reste de religionnaires à faire abjuration dans ce moment, faute de quoi, vous leur ferez entendre qu'ils auront le lendemain garnison, ce que vous exécuterez.


« Faites en sorte que tout soit visité jusqu'à la dernière maison, dans la dernière huitaine du mois, et que je puisse avoir un état juste et précis de ce qui reste de religionnaires dans chaque endroit, même de valets, et, supposez qu'il manquât quelques lieux à l'état que je vous envoie, vous les adjoindrez. »


Cet ordre, adressé au consul de Bréau, est identique à ceux donnés aux autres consuls et il est accompagné des instructions suivantes :

« Suivant l'ordre ci-dessus, vous ne manquerez pas de visiter incessamment toutes les maisons de Bréau, et, en cas que vous y trouviez quelques-uns, soit femmes, filles ou enfants au-dessus de quatorze ans, même des valets, qui n'aient Pas fait leur abjuration, vous m'en donnerez avis aujourd'hui, ce soir, afin que j'y mette garnison, et si, dans la visite que je ferai demain de votre quartier, par chaque maison, il s'en trouve quelqu'un, je m'en prendrai à vous, comme d'une chose contraire au service du roi.

C'est la part de — du Chesnel. »



C'est ainsi que Louvois et ses soldats tenaient compte de la parole donnée solennellement par le roi, que les huguenots pouvaient demeurer chez eux sans être empêchés ni troublés pour cause de religion.


Huguenots, protestants français

 

« Dans toutes les paroisses que les troupes avaient à traverser, pour se rendre aux lieux d'étapes qui avaient été fixés à l'avance par les intendants, les curés, dit Élie Benoît, encourageaient les soldats à faire tout le mal possible, et leur criaient : courage, messieurs, c'est l'intention du roi que ces chiens de huguenots soient pillés et saccagés. L'intendant avertissait les officiers de donner de la canne aux soldats qui ne feraient pas leur devoir, et quand ceux-ci trouvaient un soldat qui, par sa débonnaireté, empêchait le zèle de ses compagnons, ils le chargeaient à coups de canne. »

À la tête de ces légions infernales, dit Claude, marchaient, outre les officiers, les intendants et les évêques avec une troupe d'ecclésiastiques. Les ecclésiastiques y étaient pour animer de plus en plus les gens de guerre à une exécution si agréable à l'Église, si glorieuse, disaient-ils, pour Sa Majesté. Pour nos seigneurs les évêques ils y étaient pour tenir table ouverte, pour recevoir les abjurations et pour avoir une inspection générale et sévère.


Les gouverneurs, dit Bayle, les intendants et les évêques avaient table ouverte pour les officiers des troupes, où l'on rapportait les bons tours dont les soldats s'étaient servis. Tout soldat, dit Fontaine, qui avait assez le génie du mal pour inventer quelque nouveau genre de torture, était sûr d'être applaudi, sinon récompensé.


Quand les soldats, ainsi animés tout le long de la route, arrivaient au lieu qui leur avait été désigné pour étape, il y entrait comme en ville conquise, l'épée nue et le mousqueton haut et se logeaient chez les huguenots.


« On nous dispersa dans les Cévennes, dit le comte de Vordac, avec ordre d'aider les missionnaires et de loger chez les huguenots jusqu'à ce qu'ils eussent fait abjuration de leurs erreurs. Jamais ordre ne fut exécuté avec plus de plaisir. Nous envoyions dix, douze ou quinze dragons dans une maison, qui y faisaient grosse chère jusqu'à ce que tous ceux de la maison fussent convertis. Cette maison s'étant faite catholique, on allait loger dans une autre, et partout c'était pareille aubaine. Le peuple était riche dans les Cévennes et nos dragons n'y firent pas mal leurs affaires pendant deux ans. »

Le major d'Artagnan, tout en faisant dans la maison de campagne du banquier Samuel Bernard, un dommage s'élevant à plus de dix mille livres, s'évertuait au contraire à faire étalage du chagrin qu'il éprouvait à en agir ainsi. « Je suis fâché, écrivait-il à Samuel Bernard, d'établir garnison dans votre maison de Chenevière. Je vous supplie d'en arrêter de suite le cours, en vous faisant catholique, sans quoi j'ai ordre de vivre à discrétion, et, quand il n'y aura plus rien, la maison court grand risque. Je suis au désespoir, monsieur, d'être commis pour pareille chose, et surtout quand cela tombe sur une personne comme vous. Encore une fois ôtez-moi le chagrin d'être obligé de vous en faire. »


Quand il n'y avait plus rien, non seulement les malheureux dragonnés couraient risque de voir les soldats brûler leurs maisons, mais encore d'aller en prison pour avoir commis le crime d'être ruinés. — Louvois n'avait pas craint, en effet, d'aller jusqu'à ordonner de mettre en prison ceux chez lesquels il n'y avait plus de quoi nourrir les dragons.


Même avant la révocation, les huguenots se voyaient impitoyablement réduits à la misère par les logements militaires, et voici un exemple de la mise en coupe réglée d'une commune protestante jusqu'à ruiné complète, exemple que nous empruntons à l'histoire des réfugiés de la Suisse, de Marikofer :


« Le 2 janvier 1684, des délégués de Saillans, commune réformée du Dauphiné, arrivèrent à Zurich.


» L'année précédente, ils avaient eu à loger, du 27 août au 1er septembre, douze compagnies d'un régiment d'infanterie. Ces troupes, le jour même de leur départ, avaient été remplacées par quatre compagnies d'un régiment de dragons, qui étaient restées vingt-et-un jours, et à qui il avait fallu payer 150 francs par jour, en sus de leur entretien.


« Ces compagnies, étant parties le 22 septembre, avaient immédiatement été remplacées par quatre compagnies du précédent régiment d'infanterie. Il avait fallu les loger pendant quarante-quatre jours et payer une contribution de 105 fr. 10 sols par jour, en sus de leur entretien. Le 7 novembre, il était arrivé un ordre de l'intendant de la province condamnant les habitants à payer 50 francs par jour, ce qu'ils avaient fait jusqu'au 7 décembre. Tombés ainsi dans la misère la plus extrême, ils avaient vu venir des jésuites chargés d'offrir de l'argent à ceux qui soufraient le plus de la faim et de la détresse. La commune étant restée inébranlable, on avait pris encore de l'argent, le peu qui en restait, et saisi chez les particuliers de la soie, de la laine, des bagues, des pierreries, des ustensiles de ménage, etc. Enfin, ces malheureux s'étaient décidés à aller à Zurich implorer du secours, notamment du secours en blé pour les pauvres. »

Partout, lorsqu'ils arrivaient dans une localité à convertir, les soldats commençaient par faire bombance, gaspiller les provisions, briser, brûler ou vendre le mobilier de leurs hôtes.


Dans le Dauphiné, ils vendaient tout à vil prix (un sou la balle de laine, quatre sous un mouton). À Villiers-le-Bel, ils emportèrent plus de cinq cents charretées de bons meubles. En Normandie, les deux cents dragons logés chez la baronne de Neuf-ville, mettent en vente, trois fois par semaine, le mobilier du château. Au bout de cinq semaines, ils préviennent la châtelaine que, si elle n'abjure pas, on vendra la futaie et les terres. — En Bretagne, au château de Ramsay, l'huissier chargé d'opérer la vente du mobilier, après que les soldats avaient quitté le château, ne trouva plus que deux petits cabinets tout usés, un vieux bahut, un méchant coffre et quelques fagots ». La vente produisit 24 livres. — Peschels de Montauban conte que les soldats, après avoir enlevé de chez lui des chenets, une pelle, une pincette et quelques tisonniers en fer, derniers débris du naufrage, allèrent piller ses métairies, dont ils prirent les bestiaux pour les vendre au marché. « Ils menaçaient souvent, dit-il, de démolir ma maison pour en vendre les matériaux. Enfin, ma maison regorgeant de soldats, on afficha à ma porte un papier signé de l'intendant et notifiant que les soldats seraient logés à mes frais à l'auberge. »


« Dès que les dragons furent dans cette ville, dit Bureau, libraire à Niort, on en envoya quatre chez nous qui commencèrent par la boutique, jetèrent tous les livres par terre, ensuite avec des haches et des marteaux, brisèrent et mirent en pièces toute la charpente, les rayons, les vitres et la menuiserie, entrèrent leurs chevaux dans la boutique, et les livres leur servirent de litière ; ils furent ensuite dans les chambres dont ils jetèrent tout ce qui était dedans, en la rue. »


Ce n'était, d'ordinaire, qu'après avoir fait ripaille que les soldats songeaient à martyriser leurs hôtes. Les chambres de parade étaient converties en écuries, les chevaux ayant pour litière de la laine, du coton, de la soie ou des draps de fine toile de Hollande. La vaisselle était brisée, les tonneaux, défoncés à coups de hache, laissaient couler à flots sur le plancher le vin ou l'eau-de-vie, les portes et fenêtres étaient fracassées, les meubles et les armoires brisées servaient à alimenter le foyer. Alors les soldats songeaient à convertir, en les martyrisant, leurs hôtes qu'ils s'étaient bornés tout d'abord à insulter et à brutaliser en les empestant de leur fumée de tabac.


« Le logement ne fut pas plutôt fait, dit Chambrun, pasteur d'Orange, qu'on mille gémissements dans la ville; le peuple courait par les rues, le visage tout en larmes. La femme criait au secours pour délivrer son mari qu'on rouait de coups, que l'on pendait à la cheminée, qu'on attachait au pied du lit, ou qu'on menaçait de tuer, le poignard sur la gorge. Le mari implorait la même assistance pour sa femme, qu'on avait fait avorter par les menaces, par les coups et par mille mauvais traitements. Les enfants criaient : miséricorde! On assassine mon père, on viole ma mère, on met à la broche un de mes frères ! »


Tout était permis aux soldats, sauf de violer et de tuer, mais cette consigne était lettre morte. Les soldats violaient femmes et filles, ainsi que l'attestent Elie Benoît et Jurieu, et, par un raffinement inouï de méchanceté, souvent ils outrageaient les filles et les femmes en présence des mères ou des maris, liés aux quenouilles du lit. Quand leurs victimes trépassaient au milieu des tourments qu'ils leur faisaient endurer, ils en étaient quittes pour une réprimande verbale. C'est ce qui arriva, entre autres, aux soldats qui, s'étant amusés à faire dégoutter le suif brûlant d'une chandelle allumée dans les yeux d'un pauvre homme, l'avaient laissé mourir sans secours, au milieu des plus cruelles souffrances.

Quand les soldats avaient doublement manqué à la consigne donnée, qu'ils avaient violé et tué leurs hôtesses, ils en étaient quittes pour quelques jours de prison. Deux dragons, dit Elie Benoît, ayant forcé une fille de quinze ou seize ans dont ils n'avaient pu venir à bout qu'en l'assommant, et la tante de cette fille se jetant sur eux comme une furie, ils tuèrent celle-ci et jetèrent les deux corps encore palpitants dans la rivière. On les condamna, mais pour la forme, car après quelques mois de prison ils furent élargis.


En réalité, le seul résultat de cette double interdiction de violer et de tuer était d'obliger les soldats à s'ingénier pour trouver les moyens les plus variés d'outrager la pudeur des femmes, sans en venir jusqu'au viol, et de découvrir des tourments qui, sans être! Mortels, fussent assez douloureux pour triompher des résistances les plus obstinées

Voici quelques exemples de ce qu'ils imaginaient pour blesser la pudeur des femmes


Les soldats mettaient les femmes en chemise, leur coupaient la chemise par derrière jusqu'à la ceinture, et, en cet état, les obligeaient à danser avec eux.

 

À Lescure, ils mirent nus un maître et sa servante et les laissèrent ainsi pendant trois jours et trois nuits, liés à la quenouille du lit. À Calais, ils jetèrent dans la rue deux jeunes filles qu'ils avaient mises dans un état de nudité complète. Un dragon vint se coucher dans le lit où reposait la vénérable douairière de Cerisy. Les soldats, logés dans le château où se trouvait la fille du marquis de Venours, firent venir une femme de mauvaise vie, et convertirent le château en maison de débauche. Pendant des nuits entières, les sept filles de Ducros et d'Audenard, bourgeois de Nîmes, eurent à souffrir toutes les indignités, sauf le viol, dit une relation. « Les soldats, dit Elie Benoît, faisaient aux femmes des indignités que la pudeur ne permet pas de décrire; ils exerçaient sur leurs personnes des violences aussi insolentes qu'inhumaines, jusqu'à ne respecter aucune partie de leur corps et à mettre le feu à celles que la pudeur défend de nommer... quand ils n'osaient faire pis. »


Nous nous arrêtons, n'ayant pas la même hardiesse de description que le grave historien de l'édit de Nantes.

Pour ce qui est des tortures qu'ils infligeaient à leurs hôtes, les soldats ne savaient qu'imaginer pour découvrir un moyen de venir à bout de l'opiniâtreté de ceux qu'on les avait chargés de convertir, en les torturant sans pourtant les faire périr.


Quand, au milieu des tortures, un malheureux tombait en défaillance, les bourreaux le faisaient revenir à lui, afin qu'il recouvrât les forces nécessaires pour résister à de nouveaux tourments, et ils en arrivaient ainsi à faire supporter à leurs victimes tout ce que le corps humain peut endurer sans mourir.


Dans les persécutions qu'eurent à supporter les premiers chrétiens, dit le réfugié Pierre Faisses, on en était quitte pour mourir, mais en celle-ci la mort a été refusée à ceux qui la demandaient pour une grâce. »


Le pasteur Chambrun, cloué sur son lit de douleurs disait à ses tourmenteurs : On ferait bien mieux de me dépêcher, plutôt que de me faire languir par tant d'inhumanités,

Jacques de Bie, consul de Hollande à Nantes, à qui les soldats avaient arraché le poil des jambes, fait brûler les pieds en laissant d'égoutter le suif de la chandelle, etc., ajoute, après avoir raconté tous les cruels tourments qu'il avait eu à supporter : Je les priai cent fois de me tuer, mais ils me répondirent : Nous n'avons point d'ordre de te tuer, mais de te tourmenter tant que tu n'auras pas changé. Tu auras beau faire, tu le feras, après qu'on t'aura mangé jusqu'aux os. Vous voyez qu'il n'y avait point de mort à espérer, si ce n'est une mort continuelle sans mourir. »


L'affaire fit grand bruit en Hollande; d'Anaux, ambassadeur de France, demanda qu'on démentit les faussetés de la lettre de Jacques de Bie (les États avaient résolu de faire de grandes plaintes, dit-il, prétendant que c'était contre le droit des gens d'avoir mis les dragons chez le consul hollandais): mais d'Avaux parvint à étouffer l'affaire en soutenant à MM. d'Amsterdam que de Bie n'avait pas été reçu consul, que sa qualité n'était pas reconnue en France, que, au contraire, il était naturalisé Français.


lundi 19 août 2013

Jean Daniaux dit Laprise marié à Renée Brunet en 1670


                            
Jean Daniaux et Renée Brunet
Jean Daniaux
Né le ………………………………..
Décédé le …………………………..
Marié ……………………………….
Renée Brunet
Née le ………………………………
Décédée le …………………………
Enfants
Françoise Daniau dite Laprise, Jacques Daniaux, Marguerite Daniaux,
Joseph Daniaux, Laurent Daniaux, Pierre Daniaux,
François-Martine Daniaux, Augustin Daniaux, Jean Daniaux

Deuxième génération
 
Jean Daniau et Marie-Louise Michaud
Jean Daniau
Né vers 1637 à Niort, baptisé au Temple Calviniste, Deux-Sèvres
Décédé à l’âge peut être de 72 ans
Inhumé le 06 janvier 1709 à La Durantaye, Saint-Michel de Bellechasse
Parents : Jean Daniau et Renée Brunet

Première noce
Marié le 10 septembre 1670 à Québec
Contrat de mariage le 31 août 1670 chez le notaire Romain Becquet
Marie-Louise Michaud
Née vers 1647 à Sennevoy-le-Haut, Avallon, Sens
Décédée avant le 02 juin 1686 à Berthier-en-Bas (sur-mer)
Parents : Colonel Brésitte Michel et Marguerite Taistre
Enfants
Jacques Daniau, Marguerite Daniau, Marie-Françoise Daniau 

Deuxième noce
Marié le 07 juin 1686 à Saint-Jean Ile d’Orléans
Contrat de mariage le 02 juin 1686 chez le notaire Gilles Rajeot
Françoise Rondeau
Née vers 1672
Décédée à l’âge peut-être de 58 ans
Inhumée le 21 mars 1730 à Saint-Vallier
Parents : Pierre Rondeau et Catherine Verrier
Enfants
Jean Daniau, Guillaume Daniau, François Daniau,
Joseph Daniau, François-Martine Daniau
Daniau dit Laprise. Décédé à 72 ans ou 80 ans; 44 ans au recensement 1681, à Berthier. Date de naissance selon le Fichier Origine. A adjuré la Prétendue Religion Réformée le 06 septembre 1670 à Notre-Dame-de-Québec. Il a dû être baptisé au Temple protestant de Niort. Il se fixe d'abord à la seigneurie de La Durantaye, puis à Berthier

Jean Dagneau dit Laprise, votre premier ancêtre au pays et celui des familles Dagneau, Daniaux, Deniau et Laprise était originaire de Saint-André, ville de Niort, diocèse de Poitiers, autrefois de la province du Poitou. Cette commune fait aujourd'hui partie du département de s Deux-Sèvres.


Jean Daniau dit Laprise doit immigrer en Nouvelle-France le 24 avril 1665 de La Rochelle à bord du Saint-Sébastiendu capitaine du Pas de Jeu, tonnage : 200

Il a été cantonné comme soldat militaire le 24 mai 1665 à la Compagnie du capitaine Jean-Marie Philippe de Vernon de la Fouille au régiment de Carignan-Salières.  Il demeure au Fort Barreaux entre Grenoble et Chambéry et il arrive à Québec le 12 septembre 1665 à bord du navire La Justice du capitaine Guillet

Jean Dagneau émigra au Canada vers 1665. Le 10 septembre 1670 il se maria à Québec avec Marie ­Louise Michaud. Les époux s'établirent à Saint-Thomas de Montmagny. Devenu veuf, Jean Dagneau se remaria à Saint-Jean, Ile d'Orléans, le 7 juin 1686 avec Françoise

Patronyme Daniau

Porté au Québec, le nom est originaire de Niort premier porteur au Québec : Daniau dit de la Prise. Il désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit "la Prise", toponyme évoquant un pré, un terrain cultivable pris sur les marais ou sur des terres caillouteuses."

Nom porté dans la Nièvre. Variantes : Daignaud, Daignault. Sans doute une variante de Daniau, autre forme du prénom Daniel. Formes voisines : Daignea, Daigneaux, Dagnaud, Dagnault , Dagneau, Dagneaud, Dagneaux, Daignot.

Variante de Daniau, qui est lui-même un diminutif de Daniel. On trouve beaucoup de Deniau dans le Loir-et-Cher et de Deniaud dans l'Ouest, en Vendée et au nord de la France.

Origine de la famille Daniau

Maury d'Aigneaux, écuyer, alias Amaury qui est nommé avec Jean, son frère, à la Recherche des Francs-fiefs du 23 décembre 1555. Il fut le père de Michel d'Aigneaux, qui vivait en 1555 et qui laissa pour fils.

Michel d'Aigneaux, écuyer, sieur de la Picquanière, qui épousa, le 18 novembre 1603, Anne d'Esquay, veuve d'Olivier de Guerville, écuyer, de la paroisse de Cully et fille de Jean d'Esquay, écuyer, seigneur de Rapilly, Rossel, Trérel etc., et d'Isabeau Le Fournier de Tournebu.
C'était à l'époque de Jeanne d'Arc
 
Les d'Esquay, d'origine chevaleresque, portaient d'argent au chevron de sable. Michel d'Aigneaux de la Picquanière, fonda aux Deux-Jumeaux, un Libera, moyennant une rente de 14 sols.
Michel D'Aigneauxfut inhumé dans la dite église le 13 février 1647.
Maury d'Aigneaux, inhumé dans l'église de Deux-Jumeaux, le 15 octobre 1608 et qui est mentionné par Roissy en 1599.

 
Michel laissa un fils, nommé également Michel d'Aigneaux, sieur de la Picquanière, qui est sans doute le même que le sieur d'Aigneaux de la Piquanière passé au Canada et qui ne paraît pas avoir laissé de postérité.

Fils de Maury Daniau ou D'Aigneaux-en-Bessin et Madeleine nom de famille inconnue.
Catholiques et protestants

La Nouvelle-France est catholique

S’il est un sujet qui sépare protestants et catholiques c’est bien celui de l’approche de la mort et de l’accès à un éventuel au-delà.
Disons simplement que pour les catholiquesil y a la nécessité de la confession des péchés, d’un sacrement, de l’intercession du prêtre pour gagner le ciel. Pour les protestants chacun, ayant gagné son ciel par sa façon de vivre sur terre, se présente donc devant Dieu tel qu’il a vécu.

Cette différence explique pourquoi, après la révocation, les protestants les plus fermes,

à l’article de la mort, résistèrent autant qu’ils le purent aux tentatives des prêtres qui voulaient leur donner les derniers sacrements afin qu’ils meurent en appartenant à l’Église catholique, apostolique et romaine. Cette résistance déclencha les plus odieux excès de l’Église catholique à l’encontre des cadavres des “hérétiques”. Ce furent les dépouilles des “opiniâtres” traînées sur la claie infamante et abandonnées dans les champs et pire encore, les cadavres que l’on déterrait pour les juger et les condamner à ce supplice.

C’est pourquoi le problème des sépultures protestantes est difficile et d’un abord délicat.

Avant la révocation les protestants étaient enterrés au mieux dans un “espace” qui leur était réservé dans le cimetière catholique mais le plus souvent ils avaient leurs propres lieux de sépultures.

La révocation change tout: partant du principe qu’il n’y a plus d’hérétiques, ces espaces et les cimetières qui leurs sont réservés sont interdits, tous les défunts doivent être inhumés dans la terre consacrée du cimetière paroissial.

C’est à partir de cette époque que peu à peu, le temps passant, les protestants vont commencer à créer leurs propres cimetières, d’abord en secret (difficile, dans un village de dissimuler à ses voisins le décès d’un membre de sa famille), puis en en demandant l’autorisation auprès de la Sénéchaussée ou du Siège Royal dont dépend la paroisse. Les généalogistes connaissent bien les registres de permis d’inhumer où on peut relever les noms des décédés.

L’usage de ces cimetières familiaux va durer tout au long de la période du “désert”, de la Révolution,de l’Empire et perdurer jusqu’à nos jours. Cependant, le nombre de ces inhumations dans un terrain familial s’amenuise régulièrement. À partir du concordat, la liberté de culte est reconnue. On verra dans les cimetières communaux des parties réservées à chacun des deux cultes.

Par exemple à Saint-Coutant (79) le cimetière de la commune fut divisé en deux parties, la partie haute réservée aux catholiques, la partie basse aux protestants, chacune ayant sa porte d’entrée. À Mougon, par tradition, la partie droite du cimetière était plutôt utilisée par les protestants et les libres-penseurs et la gauche pour les catholiques et ce, jusqu’à il y a quelques décennies. Des communes ont des cimetières protestants séparés, comme ceux d’Exoudun, La Mothe Saint-Héray, et Saint-Pierre de Melle par exemple.

C’est à ce moment que fut créé le cimetière de La Cournolière dans la commune de Moncoutant. Implantée au bord du bocage vendéen, presque en pays chouan, une forte communauté protestante vit ici. Cet immense cimetière, unique dans le Poitou huguenot, où l’on peut voir sans doute plus d’un millier de tombes est encore régulièrement utilisé par cette communauté.

Automne 1665

Occupation: Soldat au Régiment de la Fouille

Navire no. Capitaine: Guillet

Daniel de Rémy de Courcelle, un militaire, le nouveau gouverneur et neuvième en titre, arrive à Québec le 12 septembre 1665 à bord du Saint-Sébastien.
 
Arrivée du premier intendant de la Nouvelle-France

Jean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France, arrive à Québec le 12 septembre 1665 à bord du Saint-Sébastien. Éviction puis départ inopiné du fondateur et premier gouverneur de Montréal.

Le 23 octobre 1665 c'est le départ définitif pour la France de Paul de Chomedey de Maisonneuve, premier gouverneur de Montréal.

Jean-Daniau dit Laprise embarquée à bord du navire le Justice

Les 117 jours de traversé, embarquement inclus),  selon un courrier de Jean Talon au Roy,  celui ci a fait une escale près de Tadoussac pour prendre des Pilotes et  ce n'est qu'à partir de la que la maladie est tombé sur le navire, il y a compté jusqu' à 80 malades selon Jean Talonet 100 selon les pères Jésuites en y incluant " Le Justice "

Compagnie de la Fouille

Il est l'un des divers ouvrages défensifs érigés au XVIIe siècle le long du fleuve Saint-Laurent, au Québec.

Organisation militaire de la Nouvelle-France

Pendant plus de 150 ans, de 1608 à 1759, la France résiste militairement à plusieurs ennemis, anglais, hollandais ou amérindiens afin de maintenir une colonie en Amérique du Nord, la Nouvelle-France. La défense du pays repose sur trois piliers majeurs, la milice canadienne, les Compagnies franches de la Marine et les Régiments réguliers français.

Jean Daniau ou Dagneau ou Dania dit Laprise, Le premier ancêtre au pays et celui des familles Dagneau ou Daniaux ou Deniau et Laprise était originaire de Saint-.André, ville de Niort, diocèse de Poitiers, autrefois de la province du Poitou. Cette commune fait aujourd'hui partie du département des Deux Sèvres, Poitou, France.

Jean Daniau dit Laprise émigra au Canada vers 1668. Le 10 septembre 1670 il se maria à Québec avec Marie-­Louise Michaud. Les époux s'établirent à Saint-Thomas de Montmagny. Devenu veuf, Jean Dagneau se remaria à Saint-Jean, Ile d'Orléans, le 7 juin 1686 avec Françoise Rondeau.

Ils eurent six fils qui continuèrent la lignée. Les descendants de Jean Daniau ou Dagneau dit Laprise se sont surtout multiplié près de Québec, sur les deux rives du Fleuve.

 
Daniau dit Laprise. Décédé à 80 ans; 44 ans au recensement 1681, à Berthier. A adjuré la Prétendue Réformée le 06 septembre 1670 à Notre-Dame-de-Québec. Il a dû être baptisé au Temple protestant de Niort. Il se fixe d'abord à la seigneurie de La Durantaye, puis à Berthier.

Début 1665 La compagnie La Fouille était en Poste à La Mothe Saint-Héray (Poitou)cette compagnie à probablement été fractionné et une partie aurait été embarqué à bord du
 « Justice »

Le 14 septembre le navire le Justice jette l'ancre à Québec avec ses quatre compagnies du régiment de Carignan : Lafouille,Lanoraye, Loubias et Saint-Ours. Il y a contagion à bord et « en tout plus de 100 malades, la plus part à l'hôpital, partie dans la salle des malades, partie dans l'église. Il en meurt quantité ». Le vaisseau le Justice repart

Compagnie de Lafouille

Quitte Québec en  octobre pour prendre ses quartiers d'hiver à Trois-Rivières. Une vingtaine de soldats accompagnés de leur capitaine participent aux expéditions de janvier et de l'automne 1666 contre les Iroquois. Envoyée à Château-Richer pour ses quartiers d'hiver de 1667 elle y cantonne jusqu'à son départ en 1668). 
 
Compagnie de la Fouille

Philippe de Vernon, sieur de La Fouille, capitaine
Pierre Ferré, sieur de L'Espine, lieutenant
Charles Du Jay, vicomte de Manereuil, enseigne

                                                           Sous-officiers 

               Jean Daniau dit Laprise               

Fort de la Rivière-du-Loup (Louiseville)

Le fort de la Rivière-du-Loup était situé dans la municipalité de Louiseville, en Mauricie

(Québec), à l'embouchure de la rivière du Loup, nommée Mahigan-sipiy par les Algonquins. Il est l'un des divers ouvrages défensifs érigés au XVIIe siècle le long du fleuve Saint-Laurent, au Québec.

Historique

Le fort de la Rivière-du-Loup a été construit à l'automne 1665 par les soldats du Sieur De la Fouille

Trois-Rivières. Fouille qui reçut l'ordre de passer l'hiver à l'embouchure de cette rivière, à sept lieues de Trois-Rivières, en aval du fleuve Saint-Laurent. L'existence de ce fort est à confirmer, peut-être s'agissait-il simplement d'un campement d'hiver.

Ils sont au nombre de trente-six : quatre officiers et trente-deux simples soldats. Les officiers sont : le capitaine Jean-Maurice Philippe de Vernon, Sieur De la Fouille; le lieutenant Philippe Gauthier de Comporté; l'enseigne Charles du JAY, Vicomte de Manereuil; le caporal Guillaume de Lanné, Jean Daniau Dit Laprise sous-officier

Le fort de la Rivière-du-Loup était situé dans la municipalité de Louiseville, en Mauricie au Québec, à l'embouchure de la rivière du Loup, nommée Mahigan-sipiy par les Algonquins. Il est l'un des divers ouvrages défensifs érigés au XVIIe siècle le long du fleuve Saint-Laurent, au Québec.

Le fort de la Rivière-du-Loup a été construit à l'automne 1665 par les soldats du Sieur De la Fouille qui reçurent l'ordre de passer l'hiver à l'embouchure de cette rivière, à sept lieues de Trois-Rivières, en aval du fleuve Saint-Laurent. L'existence de ce fort est à confirmer, peut-être s'agissait-il simplement d'un campement d'hiver. 


Les tâches réussies par le régiment étaient nombreuses. Les hommes du régiment construisirent ainsi, sur les rives de la rivière Richelieu, les forts Saint-Louis, Sainte-Thérése et Richelieu immédiatement après leur arrivée en Nouvelle-France afin de renforcer leurs positions contre les Iroquois, qui utilisaient cette rivière comme voie d’attaque. Avec l’aide de ces établissements et, plus tard, de deux autres forts, les Français pouvait attaquer les Iroquois.

Habillement de Jean Daniau dit Laprise

- Pipe de plâtre: on utilisait une pipe pour fumer le tabac qu’on peut facilement trouver dans la colonie.

- Corne de bœuf: pour transporter la poudre à fusil.

- Poire à poudre noire: on portait la poudre noire dans une poche.

- Épée: Les soldats avaient besoin de l’épée, car il y avait beaucoup de combats au corps-à-corps.

- Hache: Il était courant d'échanger son épée contre une hache, moins encombrante et plus utile pour la construction d'abris et même pour le corps-à-corps.

- Fusil: utilisé pour engager l'ennemi sur une plus longue distance.

- Pistolet: pour les distances courtes.

- Bottes en cuir: bottes noires et brunes pour monter à cheval et pour se protéger les pieds

- Chapeau: il s'agissait d'un chapeau à trois pointes très en vogue à l'époque, appelé tricorne.

- Manteau: les manteaux étaient bruns avec des revêtements gris et avaient des rubans noirs qui décoraient leurs chapeaux et leur épaule droite.

-   Le drapeau du régiment était une simple croix blanche.

Ce que mangeait Jean Daniau dit Laprise
Les miliciens se nourrissent de ce qu’ils trouvent dans les bois. Quand on manque de gibier, on mange un peu de Pemmican: 

Pemmican (du cri pimikan, qui signifie « graisse fabriquée ») est fait de viande séchée, habituellement du Bison, broyée en poudre grossière et mélangée avec une quantité égale de graisse fondue. On peut parfois y ajouter des petites poires (fruits de l'amélanchier) ou d'autres aliments. Refroidi et empaqueté dans des sacs en peau de bison en lots de 41 kg, le pemmican peut facilement être emmagasiné et expédié pour approvisionner le personnel impliqué dans la Traite des fourrures. On attribue à Peter Pond d'avoir fait connaître cette nourriture vitale aux commerçants en 1779, nourriture qu'il a reçue des Chipewyans dans la région de l'Athabasca. ou une sorte de gruau (soupane) que les soldats français appelle de la "colle".

La soupaneest une sorte de bouillie amérindienne, faite d’eau et de maïs ou de blé, de seigle, d’avoine et très appréciée.  On pouvait lui ajouter soit du lait, des herbettes, du sucre d’érable ou même de la viande.  Il va s’en dire que la préparation pouvait varier beaucoup et ressemblait en quelque sorte à une de nos soupes ou à un plat de gruau, de colle, selon la consistance. "  

L'efficacité de la milice canadienne devient rapidement légendaire chez ses ennemis. Les miliciens de la Nouvelle-France entreprennent souvent des expéditions avec des tribus indiennes alliées. Ils ont toutes les opportunités de parfaire leur technique militaire. L'habitant en Nouvelle-France peut être demandé deux fois par année pour aller faire la "petite guerre". « La Nouvelle-France était vraiment une colonie composée d'habitants-soldats.»

Les Habitants devaient l’ustensile au Soldat, c'est à dire le lit; le pot et la place au feu et à la chandelle. A cela s’ajoutait la nourriture, comme viennent de nous le décrire les textes cités plus haut. Cela était valable pour les troupes en France, cependant en Nouvelle-France, il en est tout autrement.
  
L’envoi par la France de troupes régulières pour la défense du pays, crée le problème du " logement des gens de guerre ", faute de bâtiment adéquat, on loge le soldat chez l’habitant, sauf chez celui qui accomplit déjà, à titre bénévole une fonction publique. Le soldat apportant ses rations, l'habitant fournit le couvert, la place auprès du feu et le coucher; en retour, le soldat peut l'aider dans certains travaux. Au point de vue de la discipline, le militaire relève toujours  de son supérieur immédiat et il appartient à ce dernier d'intervenir s'il survient des disputes entre l'habitant et le soldat.
                                     
 
 Deuxième génération

François Dagneau dit Laprise et Marie Rousseau
François Dagneau dit Laprise
Né vers 1696
Décédé le 25 juin 1769
Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Inhumé le 26 juin 1769
Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Parents: Jean Daniau dit Laprise et Françoise Rondeau
Marié le 11 février 1725 à
Saint-Pierre -de-la-Rivière-du-Sud
Marie Rousseau
Née le 05 août 1702 à Montmagny
Baptisée le 19 août 1702 Montmagny
Décédée le 19 février 1774 Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Inhumée le 21 février 1774 Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Parents: Jean Rousseau et  Marie Des Trois Maisons
Contrat de notaire Michon le 11 février 1725
Enfant
François Daigneault, Jean-Baptiste Dagniau, Prisque Daniau,
Charles Daniau, Reine Dagneau

La bataille de Saint-Pierre en 1776

Au printemps de 1776, la Côte-du-Sud est le théâtre de l’un des épisodes les plus dramatiques de l’invasion de la province de Québec par les Américains. L’allégeance de la population à la couronne britannique est alors sérieusement mise à l’épreuve. Après avoir répondu avec peu d’empressement à la mobilisation des miliciens à la défense de la province en 1774 et en 1775, les sud-côtois sont cependant divisés quand vient le moment de soutenir plus activement la cause républicaine.

                                                      Les rebelles pro-américains

Le souvenir des dévastations de la guerre de la Conquête est encore très présent à l’esprit des sud-côtois lorsque les soldats américains commandés par Benedict Arnold, les « Bostonnais », remontent la rivière Chaudière et se présentent devant Québec à l’automne de 1775. L’assaut contre la capitale tourne au désastre le 31 décembre : Arnold est blessé et Montgomery, qui a réussi plus tôt à s’emparer de Montréal, est tué. Malgré cet échec cuisant, l’armée américaine poursuit le siège de la ville depuis leur camp de la Pointe-Lévy jusqu’au printemps.

Durant l’hiver, les Bostonnais se font plus menaçants à l’endroit de la population. C’est ainsi qu’une proclamation menace de la peine de mort ou de l’exil ceux qui s’opposent au Congrès, même en paroles. Les sympathisants à la cause américaine s’efforcent de recruter des rebelles, avec un certain succès. À Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Clément Gosselin, gendre de Germain Dionne, se charge de l’enrôlement des rebelles. Germain Dionne, qui, selon le curé Pierre-Antoine Porlier, a beaucoup d’ascendant sur les esprits parce qu’il a été premier bailli, est riche et leur fournit les vivres, les souliers, etc. Mais le curé qualifie de « vagabonds » et de « meurs de faim » ceux qui se laissent séduire par les propos des partisans du Congrès.

Au commencement de février, le sieur Feré, un commissaire du Congrès pour les vivres, vient acheter des provisions du seigneur Duchenay de Saint-Roch pour les troupes rebelles. Il avoue alors au curé de Sainte-Anne la faiblesse de celles-ci depuis leur échec du 31 décembre. C’est une très bonne nouvelle pour les royalistes. Cependant, ceux-ci constatent que peu d’habitants sont prêts à risquer leur vie pour tenter de déloger les troupes américaines de leurs positions.
                                                          L’affrontement armé

Les royalistes parviennent à convaincre un certain nombre de miliciens de marcher contre les rebelles. Commandée par Louis Liénard de Beaujeu, seigneur de l’Île-aux-Grues, une avant-garde formée de 50 hommes de Kamouraska, 4 de Rivière-Ouelle, 27 de Sainte-Anne et 25 de Saint-Roch part de Sainte-Anne le 23 mars 1776 avec l’intention de se rendre à Saint-Thomas. Les paroisses situées sur sa route préfèrent demeurer neutres et cherchent même à décourager les royalistes. De Beaujeu répond à cet argument « en annonçant autant de monde par derrière qu’il en avait avec luy ».

L’avant-garde se rend au deuxième quartier général de la milice de Saint-Thomas, où des hommes se chargent de faire du recrutement. Le commandant de Beaujeu envoie alors un courrier au curé Porlier pour faire marcher l’arrière-garde. Les voitures sont assemblées à 4 heures du matin le 26 mars au presbytère de Sainte-Anne quand le sieur Feré vient annoncer une triste nouvelle : « Tout est perdu, s’écria-t-il en entrant, nos gens sont massacrés. M. Charles-François Bailly de Messein, prêtre du Séminaire est du nombre, d’autres ont été faits prisonniers. »

En fait, les témoignages sur l’affrontement entre les miliciens demeurés fidèles à la couronne britannique et les Bostonnais et leurs partisans, qui se déroule à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud le 25 mars, sont contradictoires. Certains parlent de 3 victimes chez les royalistes, tandis qu’une autre source avance le chiffre de 5 victimes canadiennes et de 6 chez les rebelles. Une vingtaine de prisonniers, dont l’abbé Bailly de Messein, sont capturés par les Bostonnais. Les royalistes, retranchés dans la maison du capitaine de milice Michel Blais, se sont heurtés à une force supérieure en nombre (150 habitants pro-rebelles et 80 Américains).
                                                Les sanctions contre les révoltés
Si la bataille de Saint-Pierre est de courte durée, elle laisse de profondes cicatrices au sein de la population sud-côtoise. D’après la tradition, des pères se sont battus contre leurs fils et des frères contre leurs frères. Après le départ des Américains, au printemps de 1776, le gouverneur met sur pied une commission d’enquête pour s’enquérir de la loyauté des paroisses du district de Québec. Plusieurs officiers de milice qui ont soutenu la cause des rebelles sont remplacés par des candidats loyaux à la couronne britannique. Afin de prévenir de nouveaux soulèvements dans la région, des mercenaires allemands sont aussi cantonnés dans les principales paroisses durant les années suivantes.

Plusieurs rebelles s’étaient rangés du côté des Américains parce que la France soutenait leur cause. Ils espéraient le retour des Français en Amérique si les rebelles réussissaient à chasser les Britanniques. Le ressentiment de certains était si profond qu’ils ont préféré la sanction de l’excommunication de l’Église catholique à la soumission au nouveau régime. Le romancier Philippe Aubert de Gaspé écrit dans les notes de son livre Les Anciens Canadiens (publié en 1864) qu’on retrouvait autrefois le long de la Côte-du-Sud plusieurs tombes d’insurgés à qui on avait refusé une sépulture au cimetière. Dans l’état actuel de la recherche, on n’en connaît cependant qu’un seul groupe de cinq personnes de Saint-Michel.

Parmi ces excommuniés, qui ont été immortalisés par le poète Louis Fréchette, on retrouvait deux femmes. De fait, les sud-côtoises semblent avoir été très hostiles aux Britanniques, qui ont brûlé leurs maisons. L’abbé Charles Trudelle, qui est curé de Saint-François de 1854 à 1876, mentionne ceci dans ses notes historiques sur cette paroisse qui est au cœur des événements tragiques de 1776 : « Les femmes étaient pleines de zèle pour la cause de la révolte et je me rappelle avoir entendu dire à M. Louis Jacques Casault natif de Montmagny, que plusieurs d’entre elles faisaient leurs prières au saint Congrès qu’elles croyaient un saint parce qu’elles n’en entendaient parler qu’en bien et avec éloge. »

La bataille qui se déroule à Saint-Pierre au printemps de 1776 témoigne surtout de la profonde division qui règne au sein de la population sud-côtoise sur l’attitude à adopter face au nouveau régime. Elle marque en quelque sorte le début de l’histoire politique de la région.
Troisième génération

Jean-Baptiste Dagneau et Marie-Josephte Morin
Jean-Baptiste Dagniau  
Né vers 1729
Décédé le 02 décembre 1791 à Saint-Pierre-de- la-Rivière-du-Sud
Inhumé le 02 décembre 1791 Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Parents: François Dagneau et Marie-Françoise Rousseau

Première noce
Marié le 05 février 1753 à Berthier-en-Bas (Sur Mer)
Marie-Josephte Morin
Née vers 1736
Décédée le 12 juillet 1771 à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Inhumée le 13 juillet 1771 Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Parents: Pierre-Noël Morin et Thérèse Pelletier
Enfants
François Dagneau, Jean-Baptiste Dagneau, Joseph Dagniau, Charlotte Dagneault

Deuxième noce
Marié le 27 février 1775 Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Marie-Euphrosyne Lizotte dit Lizot
Née le 02 septembre 1749 à La Pocatière
Décédée  le .............................
Parents: Nicolas Lizotte et Marie-Madeleine Miville
Enfant
Aucun
Quatrième génération

Joseph Daniau dit Laprise et Marie-Josèphe Pellerin
 Joseph Daniau dit Laprise
Né le 08 avril 1758 à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Parents: Jean-Baptiste Dagneau et Marie-Josephte Morin
Marié le 17 août 1782 à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Marie-Josephte Pellerin dit Pèlerin
Née le 12 juillet 1761 à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Parents: Louis Pellerin et Geneviève Huard
Enfants
Françoise Dagniau, Pierre Laprise

Cinquième génération

Pierre Laprise et Angélique Gagnon
Pierre Laprise
Né vers 1797
Décédé le .....................................
Parents: Joseph Daniau et Marie-Josephte Morin
Marié le 05 septembre 1815 à Saint-Charles comté de Bellechasse
Angélique Gagnon
Née vers 1797
Décédé le ..................................
Parents: Inconnus
Enfant
Joseph Laprise

Sixième génération

Joseph Laprise et Délima Rose Renaud
Joseph Laprise
Né vers 1830
Décédé le ..............................
Parents: Pierre Laprise et Angélique Gagnon
Marié le 08 janvier 1850 à Saint-Henri-de-Lauzon
Délima Rose Renaud
Née vers 1830
Décédée le ....................................
Parents: Inconnus
Enfant
Pierre Laprise
Quatrième génération

Joseph Daniau dit Laprise et Marie-Josephte Pellerin
 Joseph Daniau dit Laprise
Né le 08 avril 1758 à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Décédé le .....................................
Parents: Jean-Baptiste Dagneau et Marie-Josephte Morin
Marié le 17 août 1782 à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Marie-Josephte Pellerin dit Pèlerin
Née le 12 juillet 1761 à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
Décédée le ........................................
Parents: Louis Pellerin et Geneviève Huard
Enfants
Françoise Dagniau, Pierre Laprise

Septième génération

Pierre Laprise et Délima Provost
Pierre Laprise
Né vers 1850
Décédé le ....................................
Parents: Joseph Laprise et Célina Renaud
Marié le 08 août 1887 à Lambton, Beauce
Rose-de-Lima Provost
Née vers 1850
Décédée le ...........................................
Parents: Inconnus
Enfants
Soupherine Laprise, Rose-Anna Laprise, Joseph Laprise, Arthur Laprise

Huitième génération

Arthur Laprise et Marie-Ange-Agathe-LéonieTrépanier
Arthur Laprise
Né vers 1890
Décédée le ..................................... 
Parents: Pierre Laprise et Délima Provost
Marié le 27 octobre 1913  à Sainte-Cécile de Whitton
Marie-Ange-Agathe-Léonie Trépanier
Née ..............................
Décédée le 10 février 1975 à Lac-Mégantic
Inhumée à Scotstown
Parents: Gédéon Trépanier et Émilia Nadeau
Enfants
 Rose-de-Lima Laprise, Émile Laprise, Louis-Philippe Laprise

Autres mariages de Marie-Ange-Agathe-Léonie Trépanier
Grégoire Deslonchamps
 Adrien Lessard